Début de l’été


Fatigués du métro Ils s’entassent Sur la plage.
Le chant des sirènes N’attire Que des naufragés.
Une foule allongée En code barre Le prix des vacances.
De stéphen Maysan , tiré sur cette page

Voici que la saison décline

Voici que la saison décline,
L’ombre grandit, l’azur décroît, Le vent fraîchit sur la colline, L’oiseau frissonne, l’herbe a froid.
Août contre septembre lutte ; L’océan n’a plus d’alcyon ; Chaque jour perd une minute, Chaque aurore pleure un rayon.
La mouche, comme prise au piège, Est immobile à mon plafond ; Et comme un blanc flocon de neige, Petit à petit, l’été fond.
Victor Hugo Dernière gerbe , text officielle

La neige

Regardez la neige qui danse
Derrière le carreau fermé.
Qui là-haut peut bien s'amuser
A déchirer le ciel immense
En petits morceaux de papier ?
Pernette Chaponnière la suite

Le printemps

Te voilà, rire du Printemps ! Les thyrses des lilas fleurissent. Les amantes qui te chérissent Délivrent leurs cheveux flottants.
Sous les rayons d’or éclatants Les anciens lierres se flétrissent. Te voilà, rire du Printemps ! Les thyrses de lilas fleurissent.
Couchons-nous au bord des étangs, Que nos maux amers se guérissent ! Mille espoirs fabuleux nourrissent Nos coeurs gonflés et palpitants.
Te voilà, rire du Printemps !
Théodore de Banville à decouvrir